vendredi 30 décembre 2011

Le Ména du PEUPLE et le Pétrole de l'ETAT



J’en ai eu le cœur net en appelant le service clientèle d’un opérateur de la place, complice de ce qui n’est rien de moins qu’une extorsion de fonds national. Le poli monsieur qui m’a pris en charge m’avait, d’une voix désolée, confirmé qu’ils ont reçu du ministère des télécommunications un décret selon lequel ils doivent prélever 10 FCFA sur chaque appel de leurs abonnés.

Si chacun des abonnés appelle juste une (1) fois par jour :

7millions de nigériens × 30 jours × 10Fcfa : 2milliards 100 millions de Francs Cfa.

Imaginez qu’il appelle plusieurs fois par jour.

Ce petit calcul, c’est pour ceux qui pourraient juger mon initiative déplacée, rabat joie, que je fais mon nigérien, etc…Je pense que l’on parle d’argent et la vie est dure. Vous pouvez le voir en jetant un œil dehors. Personne ne t’en donne parce que t’es beau quand tu n’en as pas. Je pense que si les gens ne sont pas contraints pour payer la zakat imposer par Allah, il n’est pas raisonnable d’imposer cette opération sans respecter certaines considérations de nature à permettre une meilleure compréhension et une adhésion légitime.

Appréciation de forme

Ni le Président de la république, ni le Président de la Fédération Nationale de Football(FENIFOOT), ni Madame Ferjani, dont je ne sais quel est le rôle dans cette affaire, ni le Ministre des sports et de la Jeunesse, quel que soit l’appellation exacte du Ministère en charge de ces questions ; bref tous ce beau monde pris en sandwich ou en singleton n’ont pas le droit de mettre leur main dans ma poche pour prendre ne serait-ce qu’un (1) Francs de ma richesse qu’elle soit en quantité ou pas. Ils n’ont pas le droit de disposer de mes biens sans mon autorisation. Vous imaginez sans le consentement de la première personne concernée, même pas une information préalable! Ils disent avoir fait un micro trottoir et que les gens semblaient acquis à cette idée. Est ce que c’est sérieux et responsable de prendre une telle décision aux conséquences économiques énormes sur la base d’un micro trottoir ? Dans les télécoms, 10 fcfa c’est beaucoup d’argent. Les tarifs sont ridicules mais les chiffres d’Affaire très balaise parce qu’avec 6 ou 7 millions d’abonnés. Imaginé un peu.

Quand j’ai pris ma puce, il n’était pas entendu qu’à un certain moment, on pourrait financer le mena avec mon crédit. Et donc, il est possible de poursuivre tous ces opérateurs complices en justice.

Est-ce une réponse opposable, un micro trottoir pour une telle décision ? Soit ce sont des plaisantins soit c’est de la mauvaise foi caractérisée. Dans l’un ou l’autre cas, ils n’ont pas d’excuse. Un Directeur du Ministère de la Jeunesse et du Sport est passé à la Télé, tentant d’expliquer que ce n’est pas une imposition, mais il n’était pas crédible. Je suis désolé, à chaque fois que j’appelle, ils me prenaient 10 Fcfa sans que je l’ai permis. En quoi est-ce ce n’est pas une imposition ? ai-je le choix de faire autrement ? Non, je n’ai pas ce choix. Donc, C’est une imposition. Ils auraient pu faire un tarif auquel il serait possible de souscrire pour qui le veut. De façon volontaire et communiquer pour sensibiliser les gens afin d’y souscrire de façon naturelle pour soutenir l’équipe nationale. Comme d’ailleurs, il est possible de souscrire à des tarifs divers offert par les opérateurs, des services genre proverbes africains, jeux loto, horoscope, radio, etc… mais ils ont décidé de prendre directement dans nos poches comme si nous étions des esclaves qui travaillent pour eux.

Le fait de ne s’être pas donner cette peine, démontre juste le manque de considération et de respect sinon le mépris qu’ils ont pour leur peuple. C’est un abus incompréhensible dans un pays dit de droit de l’homme et de la démocratie. Aucun livre de droit, aucun juriste ou magistrat ne pourra défendre cette cause, cette procédure illégale qui est purement et simplement du vol. Abusé des biens d’autrui sans son autorisation. C’est une escroquerie, un braquage, une extorsion. Le Niger n’est ni en guerre, ni dans une situation d’urgence pour que la raison d’Etat puisse être invoquée et justifiée une telle bavure.

A défaut de faire un referendum, qui serait disproportionné j’en conviens, il aurait fallu faire passer cette initiative à l’Assemblée Nationale et en faire une loi qui pourrait accueillir l’adhésion et le soutien populaire. Le fait de ne s’être pas donner cette peine, démontre juste le manque de considération et de respect sinon le mépris qu’ils ont pour leur peuple.

Car il s’agit là, ni plus ni moins d’une augmentation des impôts dans ce pays. Hors pour augmenter l’impôt, il faut des motivations sérieuses. La loi serait alors le meilleur moyen de prendre une telle mesure et de la justifier pleinement devant les représentants élus du peuple. Car il va s’agir de diminuer le revenu des gens, donc la consommation dans l’économie. Hors la consommation reste le meilleur moteur de la croissance par excellence de toute économie. Mais dans ce pays, ça fait longtemps que l’économie n’est plus prise en compte dans des décisions qui, par ailleurs, très souvent, ont des conséquences sur l’économie. Après, on est étonné que rien ne marche dans le pays.

Appréciation de fonds

En réalité de quoi s’agit-il ? L’Etat cherche des fonds pour soutenir l’équipe nationale tout au long de sa participation à la CAN 2012. Je sais que beaucoup de supporters euphoriques et passionnés vont me traiter de vilains adjectifs mais gardons la tête froid. Cet argent va servir à quoi exactement ?

Ces ressources illégalement récoltées vont servir à payer des billets d’avion, des chambres d’hôtels, des salaires et indemnités des joueurs de l’équipe nationale et du staff et autres dirigeants, les mettre à l’aise tout au long de la CAN. Ils auront un salaire décent et motivant pour gagner la coupe. Toute chose, que je comprends et que j’admet. Imaginons que l’équipe du Niger gagne la coupe de la CAN, quelles seraient les conséquences économiques pour le pays ? Je ne sais pas si le fait de gagner la coupe peut avoir une conséquence économique majeure quelconque pour le bien être des nigériens. A part le prestige de dire que nous avons la coupe, je ne vois rien de bien substantiel pour le pays.

Est-ce qu’on doit obliger tous les nigériens à participer à cette récolter qu’ils le veulent ou pas ? Il n’est pas légal, légitime et possible de ne pas vouloir participer à cette récolte pour le foot dans notre contexte de famine périodique à venir? Est-il sérieux après, de se vilipender dans l’univers en se rabaissant par des campagnes médiatiques de soi-disant famine? Nigérien, si on ne prend garde va détrôner éthiopien, pour la nationalité symbolisant la famine. Et puis, quand on sait aussi que le Niger est un des derniers pays du monde et que dans l’indice du développement, il n’est pas pris en compte la participation à la CAN ou à la coupe du monde, est ce que notre système de scolarisation et notre système sanitaire ne méritent pas plus ce soutien en ce moment que le football ? Est-ce que la mobilisation actuelle est faite pour ce qui le nécessite le plus ? Ce qui le mérite le plus ?

Il est démocratiquement inadmissible qu’un nigérien qui paye régulièrement ces impôts à l’Etat soit obligé de donner son argent pour qu’on joue au foot au Niger ? Si L’Etat est incapable de le faire pourquoi grever le revenu des gens ? Parce que moi ce n’est pas mon souci pour l’instant et je sais que je ne suis pas seul dans ce cas. Je ne pense pas que le fait que le Mena remporte la coupe d’Afrique puisse améliorer mon quotidien et celui des nigériens dans la grande majorité. Et après tout, on a le droit de ne pas avoir ce souci,"le mena". Qu’on n’ait rien à foutre par rapport au foot et que son centre d’intérêt soit autre chose, je crois que c’est encore possible.NON ? Et d’ailleurs, rien ne dit les supporters feront la majorité si on devait respecter l’avis de tout un chacun. C’est la dé-mo-cra-tie !

Autre chose. Comment se fait-il que tout à coup, alors que le pétrole n’est pas nationale et n’appartient pas encore au peuple, que le Mena nationale appartient tout de suite et si facilement au peuple? Ce que dans le premier cas, il y a des bonbons et dans le deuxième des cailloux. Quand il s’agit de recettes ça c’est pour l’Etat mais la responsabilité des charges, le peuple est le bourricot qui peut supporter. Si l’Etat ne peut pas permettre à son peuple d’avoir un meilleur pouvoir d’achat, en subventionnant le carburant de notre pays, il ne doit pas non plus détruire pour des futilités, le peu de revenu dont dispose ce peuple.

Ailleurs, l'Etat finance et supporte ce genre de chose pour permettre au peuple de s'aérer l'esprit, faire oublier à celui ci les difficultés de la vie et lui permettre de s'évader des situations quotidiennes difficiles, de faire rentrer un peu d’enivrement dans ce quotidien. Ne dit on pas que la religion est l'opium du peuple? En réalité, tous ce qui passionne le peuple, peut être son opium. Notre État même quand il veut nous enivrer, il nous vend la drogue...

Plus sérieusement, je comprendrai que l’Etat fait face à des priorités les plus importantes, qu'il n’ait pas la tête aux divertissements tels que le foot et qu’il n’en fasse pas une priorité. Cela ne doit pas être une carte blanche pour faire tout et n’importe quoi. Ce n’est pas compréhensible de permettre que de telles choses se fassent sur le dos du peuple. Dans un contexte de cherté de la vie, où même le prix de l’eau du fleuve et de notre sous-sol, que la SEEN nous vend, à augmenter, où l’Etat a refusé de subventionner le pétrole (même si rien n’est encore définitif) ; Globalement une atmosphère de crise sociale latente.

Le plus important aspect de cette bavure, c’est la facilité avec laquelle les gens se permettent un certain nombre de choses au mépris des règles minimales en termes de droit et de respect du peuple. La liberté qu’ils se donnent pour agir en dehors de leurs droits. Il est à craindre que cela ne soit une porte ouverte vers tous les abus. Je vous rappelle que ça fait la deuxième fois que cela arrive. Il y a eu déjà trois (3) francs qui ont été répercutés sur le peuple. Je ne me souviens plus ce qu’il fallait financer à l'époque. Mais les opérateurs de Télécom ont refusé de supporter. Comme pas de voies possibles, on nous a mis ça ! Tout sur le bourricot de l’Etat, le peuple. Je crois qu’il ne serait pas mauvais de casser quelques a****ces pour que ces opérateurs comprennent qu’il n’est pas bon outrepasser les limites de ces droits. Afin qu’ils commencent à réfléchir à deux fois avant d’accepter n’importe quoi.

Dans ce contexte de crise économique mondiale, il est important que les décideurs de l’Etat comprennent que le meilleur moyen qui puissent leur permettre de répondre aux exigences et contraintes en ressources financières sans émousser la patience du peuple et peut être même gagner sa confiance, c’est de rabaisser le train de vie de l’Etat. Il est possible de faire d’importante coupe dans tous ce qui est indemnités, frais de mission, frais d’essence, etc….pour ne garder que l’essentiel.

Je vous assure qu’on pourrait dans ces conditions supporter dignement l’équipe sans saigner encore une fois le peuple. Car si le Sénégal, qui n’a ni Uranium, ni Pétrole, ni Or peut dignement, comme un Etat responsable, mettre à la disposition de son équipe national 1,7 milliards FCFA de Francs cfa* pour la CAN 2012, pourquoi pas le Niger. Si comme au Sénégal, l'Etat Nigérien mettait la main à la poche pour faire un geste aussi important, tous les nigériens n'hésiteront pas à faire de même. Combien l'Etat du Niger, en tant que Premier supporter du Mena, a avancé dans cette opération?


PS: Entre mon coup de gueule au service clientèle et la rédaction de cet article, j'ai remarqué que la coupe des 10 Fcfa a cessé. Miracle!

En parlant de Miracle, Allah en a fait plusieurs ces derniers mois. Cela s'explique aisément. Pour les voir cliquer ici

Ibrahim Chaibou Dan-Inna

*Source : http://www.souslemanguier.com/nouvelles/news.asp?id=16&idnews=34610&pays=300&rub=10

dimanche 20 novembre 2011

LE BARIL DE LA DISCORDE OU UN PEUPLE ORPHELIN


Le litre d’essence sera vendu à 579 FCFA au Niger. Ceci après la mise en fonctionnement de la fameuse raffinerie de Zinder. Les citoyens nigériens sont choqués par la volonté des dirigeants de leur Etat de faire du business sur leur maigre revenu. Après l’augmentation du litre d’eau sans aucune explication sur les réserves d’eau qui pourrait affecter le prix. Après qu’une première fois le prix du litre d’essence ait été relevé à 700 francs environ. Et cela sans que les conjonctures des marchés internationaux de cette matière ne puissent l’expliquer. Voila que le pétrole du Niger risque de ne pas profiter aux Nigériens.

Aujourd’hui, il est permis de penser que l’augmentation du prix d’essence à 700 fcfa qui a fait, à l’époque, beaucoup jaser les citoyens et causé lagrève des taximen. Grève désamorcée,d’ailleurs, par l’octroi aux nigériens de cette branche d’activité d’une subvention inique qui n’est en réalité qu’une corruption. Cette augmentation donc n’était, en fait finalement, qu’une manipulation permettant de maintenir le prix du litre d’essence, une fois la raffinerie opérationnelle à un niveau voulu. C'est-à-dire relèver le prix du litre avant que le pétrole nigérien ne soit sur le marché. Ce qui permettra quand il sera sur le marché d’expliquer une réduction substantielle de 700 à 579 Fcfa. Puisque, s’il n’y avait pas eu cette augmentation factice et sans explication, la réduction après la mise en service de la raffinerie devra se faire du prix d’alors, qui était de plus ou moins 500 fcfa vers le bas. C’est–à -dire de 500 Fcfa vers 300 fcfa. Donc pour éviter cela, on crée une augmentation de toute pièce. Et aujourd’hui, on feint de ne pas comprendre que les nigériens se plaignent alors que le litre d’essence leur sera vendu à 579 FCFA. Jamais contents, les grincheux nigériens ! Mais en fait, trop passif les ignorants nigériens. Mais les nigériens ne seront pas tous dupes, toujours tout le temps. Les temps changent. Nos dirigeants s’en rendront amèrement compte bientôt.

Voila soudain que les dirigeants socialistes de notre pays se rangent avec le capital contre la composante la plus forte de cette société, le vrai peuple du bas. Celui qui espérait qu’avec cette exploitation son revenu à peau de chagrin serait soulagé.

Un de leur argument, nos dirigeants, c’est de dire que l’Etat doit gagner de l’argent de l’exploitation du pétrole. Il faut que l’Etat gagne de l’argent de l’exploitation du pétrole !!!

Premièrement, l’Etat n’a pas vocation à faire un bilan en fin d’année duquel découlerait des bénéfices ou des pertes qu’il pourrait partager entre ses actionnaires. L’Etat n’est pas une société commerciale avec des actionnaires. Si c’est le cas, alors les actionnaires ne sont pas les dirigeants mais ce sont plutôt le peuple nigérien dans toutes ses composantes. Les dirigeants par essence ne sont que des représentants (de ce peuple). Mais malheureusement, ils ne répresentent qu’eux-même actuellement. Et la vocation de l’Etat, c’est d’être l’investisseur social par essence. Car la vocation de l’Etat, c’est de faire du bien- être. Un peuple heureux ou au moins un peuple bien nourri, bien instruit, bien soigné, bien logé.. Objectif idyllique pour les pessimistes paresseux mais réalistes et ambitieux pour ceux qui travaillent avec espoir.

Deuxièmement : Si l’Etat doit gagner de cette exploitation du pétrole et les citoyens nigériens alors ? Le citoyen nigérien Labda, celui qui n’est pas député, ni ministre, ni premier ministre, ni directeur, ne doit-il pas gagner de cette exploitation ? Bien sur que si. Cela amène à se demander comment le peuple nigérien pourrait-il gagner de cette exploitation? La réponse est que le peuple gagne indirectement et directement. Indirectement par les dividendes que l’Etat aura à recevoir de la SORAZ. En effet, ces dividendes devront servir au bien être élémentaire du peuple soit par la construction des écoles, des dispensaires, des routes et de de bouffe en cette aube de disette Soit par des facilités pour accéder à ces choses importantes qui conditionnent l’avenir de toute société dans ce monde. Directement le peuple doit gagner de cette exploitation par l’accessibilité au produit et les emplois que l’exploitation aura créés.

Un autre de leur argument c’est de dire que l’Etat a besoin des ressources pour financer le dévéloppement. Et que cette exploitation va générer des ressources pour faire ce développement c’est à dire faire des écoles, des dispensaires, des routes et de la bouffe pour les nigériens. Ce serait bien s’ils avaient la réelle volonté et la sincérité qu’il faut pour faire cela. Mais hélas non !

Ça fait cinquante (50) ans que l’Uranium est exploité dans ce pays. L’Etat est actionnaire dans cette exploitation au travers des différentes sociétés qui sont dans le secteur. Mais l’Indice de Développement Humain du Niger n’a jamais substantiellement évolué. Toujours à la dernière ou avant dernière place mondiale. Qu’est ce qui est fait indirectement pour le peuple des ressources reçus par l’Etat en dividendes? Et qu’est ce qui est fait directement pour le peuple avec cette ressource. Même à la périphérie de Niamey, il n’ya pas d’électricité à plus forte raison dans les recoins les plus reculés du vaste territoire de notre pays.

Ça fait vingt (20) ans ou un peu moins que l’Or est exploité dans ce pays. L’Etat est actionnaire dans cette exploitation au travers des différentes sociétés qui sont dans le secteur. Mais l’Indice de Développement Humain du Niger n’a jamais substantiellement évolué. Toujours à la dernière ou avant dernière place mondiale. Qu’est ce qui est fait indirectement pour le peuple des ressources reçus par l’Etat en dividendes? Et qu’est ce qui est fait directement pour le peuple avec cette ressource. A part le premier lingot inaugural présenté à la télé, rare sont les nigériennes qui portent l’or de leur pays. Pour celles qui peuvent porter de l’or, Il faut partir à Dubaï ou en chine pour en acheter facilement.

Nos gouvernants ne sont pas nos gouvernants. Nos gouvernants sont leurs gouvernés. A part quelques rares cas à certaines époques. Aujourd’hui nous, peuple nigériens, sommes orphelins. Car nous ne sentons pas la présence d’un père pour la nation. Et notre pays, nigériens, est en dérive car ne voyons pas une direction, une orientation claire salvatrice. Nos soi disant dirigeants sont tous, toujours là pour défendre les intérêts des autres. Ils sont tous, toujours là pour écouter les autres. Ils sont tous toujours là pour servir avec dévouement les autres. A part quelques uns qui se sont illustrés en leur temps. Mais nous, peuple nigérien qui est là pour nous défendre ? Qui est là pour nous écouter ? Qui est là pour nous servir ? Qui ?

Si nos dirigeants nous représentaient et se sentaient responsable de nous, peuple ; ils auraient tout prévu et tout planifié. De la même manière qu’ils savent combien de baril sont produits, et combien les clients pressentis vont acheter, donc le carnet des commandes ; Il est possible de connaitre les ventes mensuelles, annuelles, le résultat prévisionnel, voir les dividendes à percevoir et les recettes prévisionnelles d’impôt. Des dirigeants responsables de leur peuple sauront cela avant même la mise en fonctionnement de l’usine. Des dirigeants responsables de leur peuple dégageront des priorités précises en concertation avec toutes les franges du peuple pour mettre en place des fonds souverains destinés aux diverses priorités du peuple dans la transparence. Ces fonds seront alimentés par les ressources qui seront générés par les différentes exploitations du pays.

C’est ainsi que les pays se développent. Dans la transparence, la concertation et le consensus avec toutes les franges de leur peuple. C’est ce qu’ont fait les dirigeants en harmonie avec leur peuple en Libye, en Algérie, en Venezuela. Ou en Europe ou aux Etats Unis, où les systèmes de protection sociale sont une réalité que vivent les peuples de ces pays. Mais toujours en harmonie avec le peuple, car tous ce que les dirigeants de ces pays souhaitent faire ou font avec les ressources de leur pays, c’est pour leur peuple, dans son seul intérêt et celui de personne d’autre. Il s’agit là des vrais Dirigeants, Hommes d’Etat. Dévouer à la défense de leur peuple. Espèce apparemment disparue dans notre pays.

Les membres du gouvernement et nos dirigeants, généralement prompt à vouloir faire imposer le litre d’essence à 579 FCFA, ceux qui ne mettent de l’essence que par des bons. Qu’ils donnent l’exemple en sacrifiant ces bons. Ce qui permettra de réduire son déficit à l’Etat ou de couvrir et compenser les soi disant pertes que ferait l’Etat en vendant le litre d’essence à trois cent (300) FCFa, par exemple.

Nos dirigeants sont excellents pour exhorter le peuple au sacrifice alors qu’eux mêmes en sont incapables. Qu’ils donnent donc l’exemple. Qu’ils prennent donc exemple, aussi, de ce qui se fait de bons ailleurs.

"Pas de plan social chez PSA" (exit Sarkozy, Le bourreau des 70 000 Libyens+ un Mouammar Kadhafi, qui protège son peuple)

Le président Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi qu'il n'y aurait "pas de plan social chez PSA", lors d'un discours à l'occasion du 3e anniversaire du Fonds stratégique d'investissement (FSI), fonds souverain à la française.


M. Sarkozy a ajouté que les quelque "2000 salariés du groupe les plus directement concernés par ce projet seront tous reclassés". Selon lui, "l'emploi ne doit pas être la variable d'ajustement" des plans de restructuration des entreprises. "J'ajoute qu'il est hors de question que PSA réduise ses dépenses de recherche en France. Je souhaite au contraire qu'elles puissent encore s'accroître", a-t-il ajouté ».


Source : AFP Mis à jour le 17/11/2011 à 12:33 | publié le 17/11/2011 à 11:15 sur http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/17/97002-20111117FILWWW00453-pas-de-plan-social-chez-psa-sarkozy.php .


· Le ministre de l'Environnement renonce à ses 15 000 euros par mois (9 839 250 Francs CFA)... après la bévue d'un fonctionnaire !


Le Japon n'est pas à un héros près. En mai dernier, le premier ministre Naoto Kan renonçait à son salaire de 14 000 euros par mois pour entériner la part de responsabilité du gouvernement dans la crise post-Fukushima. Aujourd'hui, c'est au tour du ministre de l'Environnement. Goshi Hosono a en effet annoncé vendredi qu'il renonçait à ses 15 000 euros par mois. La raison de cet acte de bravoure ? Rattraper la bêtise d'un employé de son ministère qui n'avait rien trouvé de mieux que de jeter sur un terrain vague de la terre contaminée envoyée pour test par un habitant de Fukushima. La belle idée !


Goshi Hosono, étoile montante du Parti démocrate du Japon (au pouvoir), a précisé qu'il ne toucherait plus son salaire pendant toute la durée de son mandat afin d'assumer la faute de ses subordonnés. "J'ai une lourde responsabilité en tant que chef de ce ministère", a-t-il déclaré, au lendemain de l'annonce de la bêtise commise par un fonctionnaire.


Source : http://fr.news.yahoo.com/ministres-japonais-sacrifient-salaire-081800559.html


· Le grand oral d'Obama sur la santé


« Obama entend réussir là où ses prédécesseurs ont failli : donner une couverture médicale aux quelque 46 millions d'Américains qui en sont dépourvus, tout en réduisant des déficits records. Il compte faire adopter la réforme d'ici à la fin 2009, conscient que 2010, année d'élections parlementaires, ne se prête pas à un tel dessein.


La nouvelle loi imposerait aux Américains, sauf rares exceptions, d'avoir une couverture maladie, elle interdirait aux assureurs de refuser une telle couverture à cause d'antécédents médicaux. Les républicains s'inquiètent du coût de la réforme. Ils s'inquiètent aussi d'une socialisation de la médecine, dont une "option publique"(une nouvelle assurance médicale publique qui couvrirait ceux qui n'en ont aucune autre) serait le prélude. M. Obama s'est redit favorable à cette option pour forcer les assureurs privés à proposer des polices plus abordables.


Le coût de cette réforme est chiffré à 900 milliards de dollars sur dix ans. Le projet serait financé en grande partie en économisant dans les dépenses de santé, en combattant la fraude et le gaspillage. Le reste serait payé par les assureurs et les compagnies pharmaceutiques. "Je ne signerai pas un plan qui ajouterait le moindre centime à nos déficits", a-t-il certifié. Source : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/09/10/le-grand-oral-d-obama-sur-la-sante_1238275_3222.html


Président Obama about the debt agreement

Traduction approximative de Google améliorée par mes soins:


« Supprimer l'incertitude économique entourant la limite d'endettement à un moment critique ….. ».

« ……..- de trouver des économies dans la défense et la dépense intérieure tout en protégeant les investissements essentiels dans l'éducation et la création d'emplois ».


« …….compromis sur la réduction du déficit historique, tout en protégeant la sécurité sociale, les bénéficiaires de Medicare et de programmes qui aident les familles à faible revenu………. »


« ………..sacrifice partagé en faisant en sorte que la classe moyenne, les aînés et ceux qui sont les plus vulnérables n’aient pas à assumer le fardeau de la réduction du déficit. ….. ».Source :http://my.barackobama.com/page/share/debt-deal?source=20110801_jm_in&utm_medium=email&utm_source=obama&utm_campaign=20110801_jm_in


Ibrahim Chaibou Dan-Inna

dimanche 6 novembre 2011

Jean-Paul Pougala : « L’assassinat de Kadhafi repousse la date de la sortie de la monnaie unique africaine »

Jean-Paul Pougala : « L’assassinat de Kadhafi repousse la date de la sortie de la monnaie unique africaine »

Publié le par aymard sur http://aymard.wordpress.com

En réponse aux questions de Serges Tchaha pour le quotidien camerounais l’ACTU édition du 3/11/2011

1. Dévaluation ou réévaluation du FCFA, quel est le scénario que vous pronostiquez ?

La parité fixe du CFA par rapport au Franc Français d’abord et à l’euro est une conception des plus artificielles. Le problème à mon avis ne se pose pas en terme dedévaluer ou réévaluer le CFA avec les déconvenues de l’Euro, mais de profiter de ce tourbillon pour nous poser les bonnes questions : pourquoi en sommes-nous à ce point de subalternité totale de notre économie où on a complètement renoncer au levier monétaire pour ajuster notre politique économie ? La monnaie est le reflet de l’économie d’un pays ou d’un ensemble de pays. Nous sommes arrimés à l’Euro sans qu’on ait la moindre convergence de nos économies à celles de la France qui nous y a amenés. C’est venu, donc le moment d’arracher cette indépendance monétaire sans laquelle l’indépendance politique est un leurre.

L’assassinat de Kadhafi repousse la date de la sortie de la monnaie unique africaine. Il est dans cette nouvelle donne urgent pour nous de nous doter de notre propre monnaie. Le Cameroun souffre d’un déficit de compétitivité avec notre principal et puissant voisin qu’est le Nigeria à qui nous ne vendons presque rien, alors que nous aurions pu enrichir notre pays grâce au Nigeria voici. Ni nous, encore moins le Benin, le Tchad ou le Niger n’en profite pour une seule et même raison : LE FRANC CFA qui reflète le taux de change praticable en Europe, et le gouvernement Camerounais ou Béninois ne peut nullement jouer sur les taux pour favoriser une quelconque politique d’exportation vers une zone donnée ou de freiner l’importation en provenance d’autres pays, exactement ce que fait le Nigeria aujourd’hui pour pomper des devises en provenances de ses voisins qui ont le Franc CFA, simplement en abaissant le taux de change du Naira quand il le désire. Ce qui donne la fausse impression aux Camerounais et Béninois qui vont au Nigeria de se sentir plus riches, mais qui en définitive signifie que nos pays sont peu attractifs aux Nigérians, parce qu’ils trouvent tout trop cher, à commencer par le prix des chambres d’hôtel.

La deuxième urgence une fois notre monnaie créée doit être de la rendre inconvertible. La convertibilité du Franc CFA est la principale source de corruption et de transfert illicite vers l’étranger de la richesse des pays qui l’utilisent aujourd’hui. C’est le choix de puissants pays comme la Chine et la Russie qui avec leurs monnaies inconvertibles, peuvent ainsi disposer d’un montant très important de devise parce qu’il devient dès lors plus facile d’exercer un contrôle sur tout détournement de fonds qui quitteraient le pays. Lorsqu’une monnaie est non convertible, comme le Yuan chinois, un fonctionnaire ne peut pas virer le moindre centime dans une banque Suisse, parce que lorsque vous quittez le territoire chinois avec vos billets de Renminbi, une fois à Paris ou à New-York, cela se transforme en simple bouts de papiers qui ne valent absolument plus rien du tout. Ce qui dissuade tous les mal intentionnés qui voudraient causer un tort financier au pays.

Le choix de la France de rendre le Franc CFA convertible était une consciente opération de spoliation de ses ex-colonies, ce qui a plutôt bien marché pour elle jusqu’à ce jour. Car les entreprises françaises installées en Afrique constituent pour la plupart des fonds occultes qu’ils rapatrient en France, en échappant au contrôle fiscal des pays africains. Selon les chiffres fournis par la Banque de France, de 1990 à 1993 en seulement 3 ans devant les rumeurs de la dévaluation du Fcfa, ce sont 928,75 milliards de francs Cfa (1.416 milliards d’euros) qui ont quitté allègrement et clandestinement nos pays en Afrique pour la France. C’est à nous, au moment où on réfléchit de mettre sur pied notre propre monnaie d’éviter de répéter les mêmes erreurs.

2. Quelles conséquences pour une éventuelle disparition de l’euro ?

En temps qu’Africain, je ne me sens nullement concerné par une éventuelle disparition d’une monnaie qui sert d’instrument de soumission de toute une partie de l’Afrique, si ce n’est de profiter de son malheur pour faire un vrai sursaut pour créer notre propre monnaie ou d’adhérer à la monnaie Nigériane, ce qui serait plus logique et de loin moins dommageable que le CFA actuel.

La Chine par exemple réussit un tel exploit de s’enrichir sur le dos des Européens, c’est parce qu’elle joue légitimement son jeu de d’utiliser sa monnaie pour rendre ses produits encore plus compétitifs sur les marchés Européens. Le ridicule pour nous c’est que l’Afrique qui n’a rien demandé paye le prix fort de ces manœuvres monétaires chinoises contre les Européens, parce que ces mêmes produits se trouvent aussi chez nous et tout autant compétitifs en Afrique alors que notre niveau de vie est de loin plus bas qu’en zone Euro. Ce qui empêche les producteurs de la zone CFA de résister à la déferlante de produits chinois. Plutôt que d’accuser les Chinois de concurrence déloyale, nous n’avons qu’à faire comme eux, utiliser notre propre monnaie (à créer) pour rendre nos produits compétitifs sur les marchés européens où on pourrait alors songer à des exportations impensables aujourd’hui avec l’arrimage cet arrimage à l’Euro.

La France nous a liés à l’Euro pour être sure que nos éventuelles productions africaines ne pourront jamais menacer l’économie française. Et nous avons naïvement applaudi à cet arrimage sans comprendre les profonds motifs qui animaient son initiateur. Peut-on rester indéfiniment adolescent dans le concert des nations avec des relations figées qui nous sont dommageables au lieu de cibler nos relations saisons par saisons en fonction de nos intérêts du moment. Malheureusement, nous ne pouvons pas quitter le Franc CFA sans l’accord de la France. C’est pour contourner cette arnaque que Kadhafi avait mis le paquet pour la création de la monnaie unique africaine, parce que sur le plan juridique, une juridiction continentale prenant le dessus sur une autre nationale, la France n’aurait plus eu rien pour s’agripper et continuer de nous spolier. Aujourd’hui quoi faire ? Comment conquérir notre véritable indépendance devant cette situation ?

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

mercredi 14 septembre 2011

L'OTAN sauve l'euro en Libye




Dans les média il y a eu, ces derniers mois, une énorme quantité de non sense sur la guerre « humanitaire » soi-disant nécessaire, mais qui était en réalité une guerre scandaleuse de l’OTAN contre la Libye, et qui aurait fait quelque 50.000 morts. Voici les faits qui prouvent que les vraies raisons pour expulser Gaddafi n’ont rien à faire avec sa « répression sanglante » (qui n’existait pas), mais ont tout à faire avec le sauvetage de banques Françaises, qui sont en grande difficulté et par là aussi avec le sauvetage de la monnaie unique Européenne, l’euro. Lisez comment - une fois de plus - vous avez été horriblement bernés par la politique et la presse.

Il est un fait, qu’il n’y a pas d’intervention militaire prévue contre des pays comme le Bahreïn, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis pour destituer les dictateurs qui règnent là-bas. Au contraire : des pays Européens comme l’Allemagne supportent ces pays avec des connaissances professionnelles et des armes. Pourquoi alors une intervention en Libye ?

Au mois d’octobre 2010 Nuri Mesmari, le chef du secrétariat de Gaddafi, a été interrogé à Paris par les services secrets Français. Entre autres dans la presse Asiatique, il a été rapporté, que Mesmari aurait trahi des secrets d’état contre un payement important. Pour le président Sarkozy ce fût une claque à la figure, surtout comme Gaddafi aurait l’intention de retirer tous ces avoirs relatés aux ventes de pétrole Libyen. Ces avoirs se trouvaient en particulier dans des banques Françaises et devaient être transférés vers des banques Asiatiques.

Crainte pour l’écroulement de banques Françaises

Sarkozy craignait que cette action puisse avoir des conséquences sérieuses pour les banques Françaises, qui avaient déjà de gros problèmes financiers et qui ne survivraient pas au retrait des milliards du pétrole Libyen. Si ces banques s’effondraient la France ne pourrait plus participer au fonds de secours Européen, qui tomberait à son tour. Il y aurait une réaction en chaîne qui menacerait la continuité de l’euro et de toute la zone euro.

Ce qui jouait un rôle également est le fait que Gaddafi avait annoncé qu’il n’achèterait plus d’avions de combat Rafale et qu’il ne commanderait en aucun cas la construction d’une centrale nucléaire Libyenne à un consortium Français. La compagnie pétrolière Française Total voulait obtenir de nouveaux contrats pour la production de pétrole en Libye,mais Gaddafi les offrait à la compagnie Italienne ENI (Gaddafi et le premier Italien Berlusconi sont de bons amis.)

Le reste s’est déroulé à peu près comme le coup d’état en Iran en 1953. À l’époque c’était la Central Intelligence Agency (CIA) des États Unis qui le provoquait, cette fois-ci c’était les Français qui faisaient la même chose en Libye. Dans le journal renommé Asia Times tous les développement étaient décrits avec précision. D’abord la France s’assurait le support de l’Arabie Saoudite et de Bahrein avec la promesse de les laisser en paix désormais au sujet de leurs violations des droits de l’homme. Ces pays, à leur tour ont pris soin d’obtenir le support de la Ligue Arabe. Les États-Unis et des pays Européens - dont les Pays-Bas - participaient "bien entendu" pour prévenir l’effondrement des banques Françaises.

La révolte des rebelles organisée par la France

Le philosophe et chéri des média Français, Bernard Henri-Lévy était transporté par avion à Benghazi pour devenir le haut-parleur du "mouvement rebelle" qui avait été bâclé par des services secrets Occidentaux. En présence des média battus en rappel Henri-Lévy téléphonait depuis Benghazi avec Sarkozy et annonçait le début du mouvement démocratique Libyen, qui destituerait Gaddafi. Ensuite les milliards Libyens (7,6 milliards du gouvernement et à côté de ça encore les milliards privés de Gaddafi) étaient gelés et les banques Française étaient - provisoirement - sauvées.

Tout le cirque donnait une impression crédible à la population Occidentale. En Libye la rivalité existante entre les différentes tribus étaient exploitées pour faire annoncer pas à pas par les média des conquêtes fictives de territoires par les rebelles. La phase suivante était planifiée à l’avance aussi : le support de ces rebelles par l ’OTAN.

Les nouvelles, que la CIA aurait transporté par avion 1500 combattants d’Afghanistan vers la Libye pour aider les rebelles, venaient des cercles gouvernementaux Pakistanais, dont la relation avec la CIA s’était refroidie jusqu’en dessous du niveau de gel. Depuis la soi-disant élimination d’Osama bin Laden le Pakistan, par colère, a commencé à répandre des fausses rumeurs sur la CIA. Une de ces rumeurs était le transport de plusieurs centaines de Perses et Uzbeks vers la Libye. Les innombrables journalistes en Libye, qui ont accompagnés les rebelles sans cesse, n’y ont pas rencontré un seul Perse ou Uzbek.

Contrat de pétrole en échange du support pour la rébellion

Retour en France. Ici les milliards du pétrole Libyen resteront pour la plus grande partie entre les mains des banques Françaises. Il y en a probablement pour € 10 milliards et la France ne veut en libérer au maximum € 1,5 milliards pour le nouveau gouvernement Libyen. D’ailleurs, les banques dans d’autres pays Européens, où des milliards de pétrole sont parqués, peuvent être soulagées aussi. C’est même plus fort. En échange de ces milliards on peut vendre beaucoup de marchandises à la Libye. Le nouveau gouvernement se doit de montrer sa reconnaissance pour la "libération" de leur pays. Aujourd’hui (le 1er septembre 2011) les média rapportent que la France a, en effet, conclu un contrat de pétrole secret avec les rebelles en échange du support Français à la révolte contre Gaddafi.

Bientôt il paraîtra si la Libye se décide quand même pour l’achat des avions de combat rafale, pour adjuger la construction d’une centrale nucléaire au Français et pour une concession de pétrole à l’entreprise Total. Les services secrets devront voir également comment trouver un autre travail pour leurs diverses personnes de contact. La prostituée Hollandaise de Gaddafi a déjà été interrogé par l’AIVD, le Service de Renseignements et de Sûreté Néerlandais. Elle livrait les prostituées nécessaires au régime et pourrait en faire autant pour les nouveaux mandataires.

La France partage le butin de guerre

Maintenant vous savez donc comment le mouvement rebelle "démocratique" Libyen a vu le jour et qui est derrière. Quelque 50.000 personnes ont payé de leur vie pour retarder au moins pour quelque temps l’effondrement des banques Françaises et avec ça celui de l’euro. Aujourd’hui (1 sept ’11) une conférence pour la "reconstruction" a lieu à Paris, où plus de € 34 milliards, que la Libye possède dans des banques Occidentales, seront partagés. Sarkozy s’est déjà manifesté comme le grand homme de la reconstruction de la Libye. Autrement dit : il veut garder la plus grande partie du butin en France, grâce à des contrats de milliards d’euros avec les nouveaux hommes au pouvoir en Libye.

Samedi dernier (27 août 2011) nous avons rapporté que c’est des brigades liées à Al Qaeda qui sont devenues les maîtres à Tripoli. Hier (31 août 2011) le président des États-Unis, Obama, l’a confirmé. Bref, ceux contre qui l’Ouest se bat depuis des années dans des pays comme l’Afghanistan et l’Irak, Al Qaeda, sont les mêmes extrémistes Muselmans qui sont mis à cheval par l’OTAN en Libye. C’est une fois de plus une preuve que les soi-disant principes Occidentaux ne valent rien du tout, dès qu’il y a (beaucoup) d’argent en jeu. Aussi, les vraies prostituées se trouvent dans l’élite financier et politique au pouvoir.

Le Moyen Orient à feu et à sang ?

Entre-temps le grand jeu (final) continue. Sarkozy a déclaré publiquement que la République Islamique d’Iran pourrait être la prochaine cible militaire. Des préparatifs Turques-Saoudiens sont également en cours pour une intervention militaire en Syrie. Voyons comment les média présenteront la prochaine grande guerre, qui pourrait mettre tout le Moyen Orient et peut-être même des pays en dehors à feu et à sang. Certainement ils le présenteront comme une "grande surprise", exactement comme ils l’ont fait pour cette révolution Libyenne planifiée par la France.




samedi 20 août 2011

La France : Un éternel Etat délinquant


L’appellation « Pays des droits de l’homme » dont on labélise la France en raison des philosophes du siècle des Lumières et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 n’a jamais été, hélas, qu’un simple vœu pieu. La révolution française est bien loin ! Car si l’on observe le comportement de la France en Afrique – francophone s’entend – depuis ces deux derniers siècles, il y a de quoi être épouvanté ! Tant le pays des « Droits de l’homme » est le pays occidental le plus mafieux. Un pays dont les crimes de ses dirigeants sont perpétrés au fil du temps sans qu’aucun œil n’ose ciller et dans la plus grande impunité.

De la traite négrière jusqu’à la coopération, en passant par l’esclavage régi par le Code noir de Louis XIV, la colonisation marquée par le Code de l’indigénat et le travail forcé, la France est restée égale à elle-même. Pire, il se dégage une scandaleuse constante.

Nos Etats postcoloniaux demeurent marqués jusqu’aujourd’hui par des exactions, tueries et autres atteintes graves aux droits de la personne humaine perpétrés par un pays qui se prétend patrie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Nous endurons encore les conséquences de ces actes odieux dont les effets psychologiques, économiques, culturels, politiques pèsent encore lourdement sur notre destin. Jugez-en vous-mêmes :

1- Décembre 1944 : Massacre du camp de Thiaroye (Sénégal)

L’administration coloniale réprime brutalement et férocement une mutinerie de soldats noirs qui manifestaient pacifiquement pour réclamer leurs arriérées de soldes. Bilan : 380 « mutins » froidement abattus.

2- Mai 1945 à Sétif (Algérie)

La police coloniale ouvre le feu sur des manifestants qui réclamaient l’indépendance de l’Algérie et la libération de Messali Hadj, chef du parti populaire Algérien (PPA). Bilan : plusieurs milliers d’algériens abattus.

3- De mars 1947 en décembre 1948 à Madagascar

Répression brutale d’une manifestation pour l’indépendance. Bilan : 80 000 morts, villages saccagés et incendiés.

4- De 1954 en 1960 en Algérie

Prétextant de l’insurrection algérienne, sous la conduite du Front de libération Nationale (FLN), l’occupation française massacre environ un million d’Algériens.

5- De 1945-1971 : Massacre au Cameroun

En pays Bamiléké, la boucherie fait environ 400.000 morts. Des villages rasés au napalm.

6. 1967 : La guerre civile du Biafra (Nigeria)

Pour se voir céder les droits exclusifs d’exploration et d’extraction du pétrole, de l’or, de la colombite, de l’étain, de l’uranium et de charbon dans la province du Biafra, la France suscite une effroyable guerre civile menée par Odumegwu Ojukwu. Bilan : environ un million de morts.

7- 1994 : Le génocide rwandais

La France arme et entraine la milice extrémiste Hutu « Interahamwes » qui a massacré environ 800 000 Tutsis au Rwanda.

8- Le 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire

La France organise et entretien une bande armée en Côte d’Ivoire pour renverser le régime de Laurent Gbagbo. Bilan : des milliers de morts. Puis, en 2004, les militaires français tirent sur une de manifestants ivoiriens désarmés. Bilan : 57 morts et 2200 blessés.

9- Les coups d’Etat de la France en Afrique

- Le renversement et l’assassinat, en janvier 1963, du premier président de la République du Togo, Sylvanus Olympio.

- Le 18 février 1964, la France vole au secours de Léon M’ba déposé par des officiers progressistes de l’armée gabonaise. Il est réinstallé au pouvoir par des para-commandos.

- En janvier 1977 au Bénin, échec d’une tentative de coup d’état, menée par des mercenaires conduits par le tristement célèbre mercenaire de l’Elysée, Bob Denard.

- Le 21 septembre 1979, la France lance l’opération dite Barracuda pour installer David Dacko au pouvoir à Bangui, en remplacement de l’empereur Bokassa, devenu encombrant et surtout embarrassant avec ses histoires de diamants offerts à son « cher parent » Giscard d’Estaing.

- Le 11 avril 2011, l’armée française capture avec une rare violence le Président Laurent Gbagbo et le fait remplacer par un Gouverneur local. Bilan : des milliers de morts.

Comme on le voit clairement, la France est un vrai empire colonial dont les méthodes n’ont pas variées. Ce qui montre combien nos indépendances n’ont été qu’une sinistrissime continuation de la tragédie africaine. En effet les pays africains, ex-colonies françaises, sont les parties du monde les plus durement touchées par la pauvreté, la maladie et l’ignorance. Ce sont en outre les régions les plus endettées, sans que l’on puisse dire à quoi ont servi les sommes colossales « offertes » par la France généreuse. En fait, nous sommes délibérément affamés, et notre dignité piétinée, par une France toujours plus insatiable, par l’intermédiaire des régimes qu’elle installe à tour de bras. Ce sont des gens avides, assoiffés de gloire.

Il faut le dire tout net. La France se moque du monde entier, et manipule l’opinion internationale. L’Union Européenne, l’ONU et à l’Union Africaine ? Tous ces groupements transnationaux sont à la solde du pétrole et autres richesses minières de l’Afrique. Un pillage finement orchestré, et complètement banalisé dans leur différente opinion publique.

La défense de la démocratie ? Quelle comédie sinistre et honteuse quand on se rappelle le discours de la Baule. En effet, ce discours de Mitterrand était rempli d’espoirs nouveaux pour le continent noir. Mais en temps, la France de Mitterrand ne s’embarrassa de fioritures pour sauver ses « amis », faisant ainsi le choix des compromissions mafieuses qui meurtrissent encore aujourd’hui le continent africain. Il ne resta plus à Jacques Chirac que de tuer tout espoir de renouveau en Afrique. En 1987 à Dakar alors qu’il était premier ministre, Jacques Chirac annonça qu’il préfère « le parti unique multitendanciel ». Une notion brumeuse, certainement pour les attardés que nous sommes. A Abidjan en 1990, Jacques Chirac, avec tout le sérieux qu’on lui connaît quand il s’agit de l’Afrique nous lança que « le multipartisme est un luxe que les pays en développement n’ont pas les moyens de s’offrir. » Avec Nicolas Sarkozy et ses expéditions guerrières, le cynisme est des plus époustouflants… Pour lui, l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire (sic). Entendu qu’entrer dans l’Histoire c’est perpétuer la barbarie séculaire qui remonte à l’invasion de l’Afrique et à l’esclavage ; c’est installer sur le continent des criminels sur fond de fleuves de sang humain parce que sa survie en dépend, et parce qu’elle pense que c’est la seule méthode qui vaille.

Il a eu trop tôt raison Georges Clémenceau quand il disait : « Une goutte de pétrole vaut bien une goutte de sang. » C’est l’Afrique qui a fait la France au prix de son sang. Ainsi écraser les démocraties en pillant, tuant et violant est donc tout à fait légitime pour la France. Quiconque aspire à devenir « Gouverneur délégué » de la France dans son pays ne peut manifestement y parvenir sans l’onction et la bénédiction de l’Etat français. De même, quiconque de ces « Gouverneurs délégués » en place ne se plie pas aux règles du Pacte colonial de la françafrique est débarqué, arrêté au mépris de la moindre loi, quand il n’est pas tout simplement assassiné, et remplacé par un autre postulant.

Ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002 ne se serait jamais produit si la France n’était pas au centre de cette barbarie. C’est à un véritable déni de démocratie, et donc de progrès que s’est livrée la France. Qui ne peut concevoir ses rapports avec ses ex-colonies que sous la forme de telles inhumanités. Il apparaît en effet que les actions de Sarkozy tout comme celles de ses prédécesseurs, fossilisées de façon héréditaire, aient consisté à systématiquement bafouer toute possibilité d’affirmation des droits de l’Homme en Afrique et à y semer, non pas ces valeurs universelles de démocraties qui élèvent l’Homme et le libèrent, mais celles qui l’animalisent et qui s’interposent entre les Africains et leurs libertés.

Nous devons sortir du supplice infernal qui nous lie à la France coloniale. L’Afrique n’a pas besoin ni de l’aide de la France, ni de son omniprésence. La prétendue générosité de la France est une aide empoisonnée. Elle rappelle l’histoire de ce pompier-pyromane qui s’active à éteindre l’incendie qu’il a provoquée. Tout cela, dans le seul objectif de se faire acclamer en héros… Les peuples africains n’ont que trop souffert de ce paternalisme qui créateur de souffrances inutiles. Ce dont nos pays ont besoin aujourd’hui, c’est que la France les laisse en paix pour que seuls, ils retrouvent les équilibres politiques et économiques naturels qui lui permettraient de sortir de la pauvreté et de l’instabilité politique grâce à son propre génie.

Autrement dit, la solution aux nombreux problèmes de l’Afrique passe nécessairement par la mise à mort de la politique mafieuse de la France en Afrique, afin de permettre l’avènement d’une vraie coopération bénéfique pour tous. Il faut surtout que la France, pour son propre bien aussi, accepte la nature incontournable des aspirations démocratiques de nos peuples.

Nikitta Kadjoume – Refletci.webself.net

Lu sur http://aymard.wordpress.com/2011/06/14/la-france-un-eternel-etat-delinquant/